- MONGES Clarisse
- PLYS Ekaterina
- PLATE Andreas - Universitätsspital Zürich (USZ)
- Collège de Médecine de Premier Recours (CMPR)
Cette étude pilote cherche à mieux comprendre comment réduire les prescriptions d’antibiotiques inutiles lors d’infections respiratoires aigües (comme une toux, une bronchite ou une pneumonie) en médecine de premier recours.
Lors d’une consultation pour une infection respiratoire, le.la médecin doit décider si des antibiotiques sont nécessaires. Cette décision n’est pas toujours simple : la majorité des infections respiratoires sont d’origine virale, et les antibiotiques n’ont aucun effet sur les virus. Prescrire des antibiotiques inutilement contribue à la résistance aux antibiotiques, un problème de santé publique mondial.
Il existe deux analyses de sang, la CRP (C-reactive protein) et la PCT (procalcitonine), qui peuvent aider le.la médecin dans cette décision. Toutes deux sont reconnues et utilisées en Suisse, mais aucune étude n’a encore comparé directement leur utilité pour diminuer les prescriptions antibiotiques inutiles. Cette étude pilote constitue une première étape pour répondre à cette question.
L’étude PCT‑CRP Pilot vise à préparer un essai clinique de plus grande envergure comparant ces deux analyses sanguines. Cette étude pilote évalue si un tel essai est réalisable dans les conditions réelles de la pratique médicale ambulatoire en Suisse.
Il n’y a pas de rendez-vous supplémentaire. La participation à cette étude ne modifie pas la qualité de prise en charge, les deux analyses sont des pratiques médicales reconnues.
Les personnes majeures (18 ans et plus) consultant pour une toux aiguë (<21 jours) et pour lesquelles le médecin envisage un traitement antibiotique.
Les critères principaux portent sur la faisabilité et l’acceptabilité de l'étude. Les critères secondaires évaluent les résultats cliniques, l’utilisation des antibiotiques et les barrières à la mise en place de l’étude.
Les résultats attendus de cette étude pilote permettront de préparer un essai clinique à plus grande échelle, sur le plan organisationnel mais aussi financier, dont l’objectif sera de déterminer si l'un de ces deux tests est meilleur que l'autre pour guider la prescription antibiotique, une question importante pour la pratique de soins primaires et les décisions de santé publique.