Handicap intellectuel: Respecter le consentement
Les personnes avec un handicap intellectuel sont souvent exclues des décisions de soins, sous prétexte de leur déficience, et ont peu l’occasion d’affirmer leur autodétermination. Dans la nouvelle infographie de la campagne «12 mois, 12 actions bénéfiques pour plus d’équité dans les soins de santé», le personnel soignant trouvera informations et recommandations au sujet du respect du consentement des personnes ayant un handicap intellectuel.
Selon la Convention relative aux droits des personnes handicapées de l’ONU, les personnes avec un handicap intellectuel ont les mêmes droits que tout le monde.
Quel que soit le degré de déficience, il est fondamental de considérer leur avis, d’obtenir leur consentement durant la consultation médicale et de les inclure dans le processus de décision partagée. La capacité de discernement doit être présumée et l’incapacité, démontrée.
Recommandations pour le personnel soignant
- Prévoir plus de temps lors de la première rencontre
- Se renseigner sur les capacités et compétences de la personne avant la consultation
Témoignages
«Je veux que les soignants aient en tête que je comprends tout, même si je ne parle pas.»
«On regarde mon fauteuil roulant, on parle à mon accompagnant, sans s’adresser à moi.»
À propos de la campagne
La Revue Médicale Suisse, en collaboration avec Unisanté et les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) réalisent une campagne de sensibilisation et de formation pour le personnel soignant appellée «12 mois, 12 actions bénéfiques pour plus d’équité dans les soins de santé». Chaque mois, ils publient une nouvelle infographie sur un thème de santé différent.
Voir l'infographie sur le respect du consentement des personnes ayant un handicap intellectuel