Avec Unisanté, sept communes vaudoises réinventent leurs espaces pour booster le bien-être des jeunes
Créer des lieux pour bouger, se retrouver, parler ou simplement souffler est important pour améliorer la santé mentale et physique des jeunes. Les résultats du troisième appel à projets d’Unisanté montrent que les communes vaudoises ont bien appréhendé cet enjeu de santé publique et qu’elles se mobilisent pour y répondre. Depuis la pandémie, plusieurs d’entre elles constatent davantage d’isolement et un besoin accru de lieux sécurisants. Unisanté et la Direction générale de la santé du Canton de Vaud apportent un soutien ciblé pour répondre à ces enjeux.
Doté d’une enveloppe de 60'000 francs, l’appel à projets offre aux communes lauréates un appui financier de 5000 à 10'500 francs pour concrétiser leurs initiatives visant à soutenir la santé des jeunes de 12 à 25 ans.
Ce soutien financier agit comme un accélérateur qui leur permet de concrétiser plus rapidement, la création ou l’amélioration de leurs infrastructures intérieures ou de plein air, en faveur de la santé mentale et du bien-être des jeunes.
Par ailleurs, Unisanté reste à disposition pour accompagner les communes qui souhaitent développer leur projet non retenu.
L’hyper local et le mouvement comme leviers de santé mentale
Les communes soutenues proposent des solutions de proximité adaptées à leurs réalités:
- My Safe Space au Chenit
- Night Pulse à Epalinges
- Graine d'Oasis au Mont-sur-Lausanne
- Prilly en mouvement
- Parcours Vita à Mont-la-Ville
- Facilitons la vi(ll)e à Lausanne
- Espace convivial à Gland
L’activité physique émerge comme ressource centrale pour soutenir la santé mentale. Amélioration de l’humeur, réduction des symptômes d’anxiété, meilleure gestion du stress: les effets positifs de l’activité physique reposent sur des mécanismes biologiques et psychologiques qui agissent comme véritables régulateurs émotionnels.
«Le constat que les jeunes et les politiques actionnent des leviers reconnus efficaces pour leur santé et leur bien-être, comme l’activité physique, est réjouissant. Celle-ci favorise la création de liens sociaux qui protègent également la santé mentale. C’est donc doublement bénéfique!», souligne Stéphanie Pin, cheffe du Département promotion de la santé et préventions d’Unisanté.
Le participatif comme moteur: l’exemple du Chenit
Au Chenit, dans la Vallée de Joux, le projet My Safe Place illustre cette capacité des jeunes à créer des espaces qui leur conviennent. Construit par les jeunes, les travailleurs sociaux et la Municipalité, il se veut un espace de dialogue et de rencontre autour de la santé mentale, dans un cadre sécurisant et sécurisé, géré par les travailleurs sociaux et un psychologue.
Le participatif est le grand gagnant de cette édition: la plupart des projets retenus ont été construits par et avec les jeunes. Pour Jessica Chamoux et Cyril Maillefer, travailleurs sociaux au Chenit: «Les jeunes sont experts des problématiques qui les concernent. Nous sommes confiants quant à leur capacité à s’approprier cet outil, à lui donner du sens et à en faire un vecteur de soutien et de prévention autour des enjeux de santé mentale.»
À propos de l'Appel à projet
L’Appel à projets fait partie du Programme d’action cantonal alimentation, activité physique et santé mentale, cofinancé par l’État de Vaud et Promotion Santé Suisse. Il s’inscrit dans une volonté de renforcer des environnements favorables à la santé, au plus près des lieux de vie.
«Ces projets concrets démontrent que le choix stratégique d’impliquer les communes se révèle vraiment utile pour la population et motivant pour chaque localité», complète Stéphanie Pin.